Fresque de Notre Dame

Fresque réalisée en 1930-31 – Superficie 200 m² Technique italienne de la Fresque : Fran Angelico – Giotto – Pisanello – Mosaccio (XIVè s.) La fresque est un procédé italien très ancien qui consiste à appliquer du sable mélangé à du mortier sur un mur très frais d’où « al fresco » ou frais.

Technique de peinture à l’eau sur mortier frais. : Attendre la prise du mortier mélangé avec du sable et avant d’appliquer les couleurs en poudre qui sont, soit mélangées avec de l’eau pure ou avec de l’eau additionnée de chaux vive.

Les retouches peuvent être faites à l’œuf – 1 jaune d’œuf battu mélangé à l’eau – Le thème de la fresque : le couronnement de Marie par la Sainte Trinité. Relevé dans « la Semaine Religieuse de diocèse de Nantes » daté du 3 octobre 1931.

Le témoignage d’un admirateur anonyme :

« A première vue on est un peu ébloui. Prenez-donc, c’est une vision du ciel ! …

J’ai admiré la clarté de la composition : au centre, Marie, couronnée par le père et le fils. Le Saint-Esprit plane sous la forme d’une colombe au-dessus de la Vierge. Tout autour des anges recueillis dans une miette contemplation en chantant doucement les louanges de leur reine. C4est le calme, c’est la paix de la béatitude, « le silentium magnum » de l’Apocalypse. Vers les extrémités de cette zone supérieure, d’autres anges embouchent la trompette pour annoncer à l’univers le Gloire de celle que « toutes les générations proclameront bienheureuse ».

Au-dessous de cette zone, un second registre = ce sont les Saints des deux testaments : les patriarches, les prophètes, les apôtres, les martyrs, les pontifes, les confesseurs, les vierges… Et chacun, la sainteté est marquée d’un trait bien personnel. Cette partie de la Fresque a été très étudiée et il faut dire qu’elle a été merveilleusement réussie

Enfin, au-dessous, troisième registre : c’est l’Eglise de la terre, l’Eglise militante, avec au centre de nouveau l’image de la vierge, sa naissance et l’annonciation.

A droite et à gauche de Marie, deux anges viennent inviter les fidèles à recourir à sa maternelle protection.

De la gauche vers le centre arrivent en procession quelques Clissonnais sur lesquels on peut mettre un nom :

Les grands-parents paternels de l’Artiste, Henri LUSSEAU et son épouse Jeanne née CHATELIER

Le paysan pieds-nus qui « mène sa bête » Joseph RAFFEGEAU et son épouse Philomène née TESSERAUD de Saint Hilaire, un de leurs enfants dans les bras.

Tournant le dos, Marie Limousin de Saint Hilaire, bonne chez les parents de l’Artiste, portant dans ses bras une nièce de l’Artiste.

Derrière, une Clissonnaise portant la coiffe – la caline – Madame DABIN née AUGEREAU

La fillette en sabot portant quelques fleurs : Cécile GUILLOU

L’autre Clissonnaise en coiffe serait peut-être Madame JAROCEY ?

Les deux garçons et la grande fillette n’ont pas été reconnus.

Du centre vers la droite arrivent en procession quelques notabilités religieuses et laïques :

Monseigneur DU FER de la MOTTE, évêque de Nantes

Monseigneur le CURE Janin, curé de Notre-Dame

Le Chanoine DURVILLE, conservateur du Musée Dobré de Nantes

Le Chanoine MENAGER

Des sœurs dont les silhouettes étaient familières aux Clissonnais :

Une sœur de la Sagesse (ordre de St Laurent sur Sèvre) de l’hôpital de Clisson au costume gris, cornette blanche

Deux sœurs de St Gildas, sœurs garde-malade, au costume noir.

Monsieur BRANGER, maire de Clisson

Le jeune fils du Docteur BOUTIN : Alain BOUTIN

Monsieur GAUTIER, entrepreneur qui a construit l’église

Marguerite RAOULD, futur épouse de l’artiste en bleu et devant elle JANETTE LUSSEAU, nièce de l’artiste.

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