L’œuvre fait également référence à la statue équestre d’Henri IV, exécutée par Lemot pour le terre-plein du Pont-Neuf à Paris en 1818 (pour restituer l’ancien monument de Jean de Bologne et Pierre Tacca détruit sous la Révolution.
Le site équestre et monumental suggère plus de solennité, cependant, l’effigie qui est proposée ici présente bien les signes de l’autorité monarchique : la tête est couronnée de lauriers, la cuirasse est ceinte de l’écharpe de commandement.
On y voit, enfin, le signe éventuel de l’adhésion de Lemot à la Restauration.
Le buste d’Henri IV, en pierre calcaire, a été réalisé par Lemot.
Le fût, en pierres locales, provenant de la carrière de Médion à la Lambannière (métairie rattachée à la propriété de Lemot), a été exécuté par des artisans locaux sur les plans de Lemot.
Un projet antérieur comprenait, de part et d’autre de la colonne, des piédestaux surmontés de vases et de statues disposés en hémicycle selon un schéma inspiré des jardins romains. La nature rocheuse du sol a contraint à en simplifier l’exécution. L’ensemble devait se prolonger par une avenue de marronniers et une haie de charmilles en fond.